Chemin de croix

France > Nouvelle-Aquitaine > Vienne > Saint-Savin

Ce chemin de croix a été érigé le 3 mai 1913 par Louis Humbrecht, évêque de Poitiers. Il a été réalisé sur cuivre d'après un modèle de Louis Beau, peintre ou dessinateur à Paris au 19e siècle. Ce dernier est l'auteur d'autres modèles localisés à Pimbo (Landes), Franken (Haut-Rhin), Mutzig, Urmatt ou à Windensolen (Bas-Rhin) et diffusés la plupart du temps par Lucien Chovet.

Périodes

Principale : 19e siècle

Dates

1913, daté par source

Auteurs Auteur : Beau Victor Lucien

Victor Lucien (ou Lucien Victor) Beau, né à Paris 2e le 28 novembre 1845 et mort à Tours le 20 mai 1918, fils de Jules Nicolas Beau (1821-1874), commerçant originaire de l'Yonne, et de Céline Françoise Euphrasie Angrand (1825-1850), épousa à Paris, le 20 août 1874, Aline Christine Joriaux (Paris, 27 juillet 1850 - Neuilly-sur-Seine, 4 février 1913), fille de Louis Édouard François Joriaux (1815-1877) et de Marie Françoise Virginie Balezeaux (1822-1857). Le couple eut cinq enfants : Marcel Jules Marie (1875-1939), avoué, Jacques Édouard Marie (1877-1946), Geneviève Marie (1879-1881), Germaine Marie Jeanne (1880-1885) et Marie-Thérèse (1885-1968), en 1909 Mme Isidore Henri Hüe. Source : Geneanet (Victor Lucien BEAU : Family tree by Brigitte HUE (bique) - Geneanet).

Lucien Beau vécut son enfance parisienne rue Montmartre, puis s'installa boulevard de Sébastopol (son père y décède en 1875) ; il y est dit "négociant" (comme ses frères Albert François et Eugène Louis), puis "employé de commerce" (Le Droit, 26 juillet 1874, p. 6). Il résida ensuite boulevard Poissonnière (1875-1879), puis à Pierrefitte-sur-Seine (1880). Le 28 août 1890, il s'associa, par acte signé sous seing privé, avec le fabricant de chemins de croix et d'ornements religieux Louis Désiré Chovet (1830-1910). Leur société fut dissoute le 1er septembre 1893 (La Loi, 26 novembre 1893, p. 4). Lucien Beau racheta alors l'entreprise et l'exploita pour son compte, toujours sous la raison sociale Chovet et Compagnie, mais en signant désormais ses productions de son nom, "L. Beau". Domicilié en 1888 au 13, rue de Rougemont à Paris, il déménagea avant 1909 au 12, rue de Constantinople. Il est dit "industriel" dans les actes de mariage de ses enfants Marie Thérèse et Marcel (1909 et 1910) et dans celui du décès de sa femme (1913). Son second fils, Jacques (mort à Courbevoie en 1946), d'abord commis d'agent de change, lui succéda à la tête de son entreprise vers 1914 et était encore actif en 1934.

[Renseignements fournis par M. Patrick Delarue, 2 rue des Pervenches, 89000 Auxerre (novembre 2025).]

Sources : Isabelle Saint-Martin, Mobilier et objets religieux. Catalogues commerciaux des XIXe et XXe siècles. Pauline Carminati, Le Paradis en boutique. L’édition de sculptures religieuses au XIXe siècle, Presses universitaires de Rennes, 2024, p. 311-318.

, peintre, auteur du modèle (signature)
Lieux d'exécution

lieu d'exécution

Stations de chemin de croix réalisées en lithographie noire et blanche (ou lithophanie en grisaille) sur cuivre et rehaussées de dorure.

Elles sont disposées dans des cadres en bois surmontés d'une croix.

Catégories

estampe, menuiserie

Matériaux
  1. Matériau principal : cuivre

    Mise en oeuvre : support

    Techniques : lithographie, lithophanie

  2. Matériau principal : bois

    Techniques : mouluré, peint faux or, peint, faux bois

Iconographie
  1. Thèmes : Procès du Christ, Montée au Calvaire, crucifiement, Descente de Croix, Mise au tombeau


Précision sur l'iconographie :

Cycle narratif : Procès du Christ, Montée au Calvaire, Crucifixion, Descente de Croix et Mise au tombeau.

Inscriptions et marques
  • signature, peint
  • inscription concernant le lieu d'exécution

Signature peinte sur la 7e station : L. Beau à Paris.

État de conservation
  • bon état

Localisation

Adresse: Nouvelle-Aquitaine , Vienne , Saint-Savin

Milieu d'implantation: en village

Lieu-dit/quartier: le Bourg

Cadastre: 2016 AC 368

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